Haïti : comment prendre le temps du développement ?

A l’occasion de la Semaine de l’Amérique Latine et des Caraïbes et de l’anniversaire des 40 ans de l’AFD en Haïti, cette dernière organisait aujourd’hui à Paris une conférence sur les ressorts de la coopération internationale dans des contextes fragile en présence, notamment, de l’ancien Premier ministre haïtien Jean-Max Bellerive.

L’aide au développement éprouve historiquement des limites relatives à sa temporalité. La gestion classique d’un projet de développement, souvent standardisée, se conjugue parfois mal avec le temps nécessaire à son appropriation. Et ce d’autant plus en Haïti, où les acteurs de l’aide eux-mêmes sont sceptiques quant aux bienfaits de leurs actions et où la société civile s’émeut de plus en plus d’une présence venue d’ailleurs.

Comment, dans des pays où se côtoient urgences répétées et enjeux plus structurels, accepter la complexité, se faire l’éloge de la lenteur, et adapter les modes de faire ? Un projet avec un début et une fin est-il pertinent dans un contexte de grande fragilité ? Ces questions ont été débattues ce mardi 6 juin 2017 à Paris lors d’une Conférence-débat organisée par l’Agence française de Développement (AFD) en en partenariat avec RFI, France24 et France Médias Monde.

Animée par Philomé Robert, journaliste haïtien, intervenant sur France 24, journaliste sur RFI et co-auteur de l’ouvrage « Haïti, réinventer l’avenir », cette conférence débat a réuni un panel d’intervenants de haut niveau, issus du champ politique, culturel, ou encore institutionnel. Y ont notamment participé M. Jean-Max Bellerive, Premier Ministre d’Haïti de 2009-2011, M. Joël Boutroue, coordinateur général des Nations unies en Haïti de 2006 à 2009, M. Hervé Conan, Directeur du département Amérique Latine et Caraïbes de l’AFD, et Mme Anne Lescot, Anthropologue et documentariste, chargée de mission Haïti à la Fondation de France.

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publié le 16/06/2017

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