Médecins du Monde France s’engage contre les décès causés chaque année par des avortements non sécurisés

Le 8 mars, Journée internationale de lutte pour les droits des femmes, Médecins du Monde a organisé des sessions de sensibilisation pour les femmes au centre de santé de Petite Place Cazeau, autour du film « Kite fanm yo deside… se respekte dwa yo » qui abordait les violences sexuelles, l’accès aux méthodes de contraception et le droit de décider des femmes en matière de santé sexuelle et reproductive.

Cette manifestation entre dans le cadre du projet « Réduction de la mortalité associée aux Grossesses non désirées » mené par Médecins du Monde France, depuis 2014, en Haïti, en partenariat avec des acteurs de la société civile haïtienne que sont la fondation POZ et Solidarite Fanm Ayisyèn (SOFA) et en soutien au Ministère de la santé Publique et de la Population (MSPP).

Ce projet, financé par l’Agence Française de Développement, a pour objectif principal d’améliorer la prévention et la prise en charge des grossesses non désirées selon une approche par les droits, en particulier auprès des jeunes et adolescents dans la zone métropolitaine de Port au Prince.

Il vise à répondre à un contexte où Haïti détient le taux le plus élevé de mortalité maternelle du continent américain et où les complications suite à un avortement constituent la 3ème cause de mortalité dans les structures de soins obstétricaux et néonataux d’urgence. De plus, seulement 34% des femmes utilisent une méthode de planification familiale.

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Ainsi, Médecins du Monde développe ce projet autour de 3 axes : l’amélioration de la prise en charge des soins après avortement, la sensibilisation des communautés sur l’importance du planning familial afin d’éviter les grossesses non désirées et l’appui au plaidoyer menée par la société civile haïtienne pour la dépénalisation de l’avortement et l’accès à la contraception des jeunes et adolescents.

Permettre aux personnes d’avoir accès à leurs droits en matière de santé sexuelle et reproductive suppose « qu’une personne peut mener une vie sexuelle satisfaisante en toute sécurité, qu’elle est capable de procréer et libre de le faire aussi souvent ou aussi peu souvent qu’elle le désire. Elle implique […] le droit d’être informée et d’utiliser la méthode de planification familiale de son choix […], le droit d’accéder à des services de santé qui permettent aux femmes de mener à bien leur grossesse et accouchement et donnent aux couples toutes les chances d’avoir un enfant en bonne santé ».

Médecins du Monde milite pour défendre cette approche par les droits, qui est un levier primordial pour un développement juste et durable. En collaboration avec la société civile haïtienne et en appui aux autorités de santé, l’organisation agit pour faire reculer la mortalité maternelle, pour favoriser l’accès à la contraception et surtout pour défendre la santé comme un droit humain fondamental.

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publié le 19/03/2018

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