Séminaire sur la criminalité transfrontalière

Madame l’Ambassadeur et M. Michel-Ange Gédéon, directeur général de la Police Nationale d’Haïti (PNH) participaient ce matin à l’ouverture d’un séminaire tripartite Haïti / Jamaïque / République dominicaine financé par la France dans le cadre du programme d’Appui à la Lutte contre le Crime Organisé dans la Région Caraïbe (ALCORCA).

Consacré à la coopération transfrontalière en matière de lutte contre le crime organisé entre Haïti et ses deux plus proches voisins, ce séminaire est animé par des représentants de la police française et réunit plusieurs responsables de la Police nationale d’Haïti (PNH), des services de douanes et de contrôles aux frontières haïtiens, mais aussi leurs homologues jamaïcains et dominicains du mardi 21 au vendredi 24 mars à l’hôtel Montana de Port-au-Prince.

Il s’inscrit dans le cadre du programme ALCORCA financé par la France à hauteur d’un million d’euros et dont le siège est installé à la Direction Nationale de Contrôle des Drogues (DNCD) de Saint-Domingue. Débuté en février 2016, ALCORCA vise à faciliter les coopérations techniques et opérationnelles entre Haïti, la Jamaïque et la République Dominicaine mais aussi le Mexique et Cuba afin de former un espace commun de partage d’outils logistiques et normatifs permettant de renforcer leurs capacités de lutte contre le crime organisé.

En qualité de pays voisin et partenaire, la France est convaincue que la lutte contre le crime transnational doit, elle aussi, être transnationale. Ce programme se fonde par ailleurs sur l’idée que la sécurité et le développement forment un continuum : un pays ne peut connaitre de développement économique et social durable s’il se trouve dans une situation d’instabilité et d’insécurité. Lutter contre le crime organisé et le narcotrafic, c’est donc aussi participer au développement des pays concernés.

Le programme de coopération ALCORCA est construit autour de trois axes principaux :

  • La création d’une plateforme d’échanges entre les pays et la mise en place de formations par des experts français sur des thèmes précis et variés tels que l’action en mer, la sécurité des aéroports, le contrôle de conteneurs, les problématiques transfrontalières, etc.
  • Le renforcement des capacités nationales et régionales en termes de police et de contrôles maritime, aérien et douanier par le biais d’ateliers et de formations globales ou plus spécifiques, c’est-à-dire adaptées aux problématiques rencontrées par chaque pays.
  • L’amélioration des capacités d’action judiciaire, au travers d’une étude préalable de droit comparé, en cours de rédaction, ainsi que l’établissement d’un répertoire de bonnes pratiques.

publié le 30/03/2017

haut de la page